LA TOURTE AUX ORTIES DE PIERRE PELOT

Bien au chaud sous la pâte brisée, ça vous ronronnera au palais, avec un petit goût sauvage de gibier, à la première salive.

Après que soient blondis des oignons émincés dans un rien d’huile d’olive, ajoutez les orties lavées et grossièrement hachées, puis de l’ail écrasé. Laissez faire, jusqu’à ce que ça « fristolle » un brin. Comme on dit chez moi –jusqu’à ce que ça chantonne gentiment. Une fois touchée la tendresse de presque cuisson, ajoutez les œufs battus, la crème fraîche, le sel et le poivre, et versez ce mélange sur le lit de pâte dans le moule à tarte, chapeautez le tout du reste de pâte en couvercle, bords soudés, un petit trou, une cheminée, un badigeonnage au jaune d’œuf et zou ! Trente cinq minutes à four moyen.

Moins d’une heure après la cueillette, vous dégustez une magnifique tourte aux orties. Vous n’en revenez pas !

Passé la pluie, quand les brumes se peignent aux sapins, on dit ici que les renards fument. Et les orties hochent la tête dans leurs pensées de feu couvant.

Extrait de « La Croque buissonnière » de Pierre Pelot

Recette réalisée la première fois lors d’un atelier à VOSGES EN MARCHE, et qui a rencontré un franc succès.